En plein dans son plan de restructuration et de relance, Nike, qui gagne toujours de l’argent, ne l’oublions pas, mais juste pas assez aux yeux des actionnaires, va procéder à une vague de licenciements.
Nike supprime 775 postes dans ses centres de distribution aux États-Unis
Nike poursuit sa restructuration sous la direction de son nouveau PDG, Elliott Hill. Tout récemment, l’entreprise a annoncé la suppression de 775 postes au sein de ses opérations de distribution, principalement dans ses installations du Tennessee et du Mississippi, dans ses succursales des Etats-Unis donc.
Quel objectif derrière tout cela ?
Automatiser toujours plus, pour « plus d’efficacité« , dit on chez la marque au swoosh. Nike a déclaré que ces coupes visent à accélérer l’utilisation de la technologie avancée et de l’automatisation. L’idée est de rendre la chaîne d’approvisionnement plus flexible, réactive et « résiliente » tout en réduisant la complexité opérationnelle. Pour faire simple, Nike veut aller plus vite, et être capable de mieux réagir selon les évolutions du marché.
Mais la réalité, c’est que Nike doit économiser, et pas qu’un peu. Pour rentrer dans les prévisions des analystes, et donc satisfaire les investisseurs, la marque doit trouver 2 milliards de dollars sur trois ans, une somme qu’elle souhaite aussi réinvestir dans sa recherche et développement, notamment autour de la catégorie running, l’une des seules toujours dans le vert, y compris chez Nike.

La stratégie « Win Now » de Nike
Vous le savez si vous suivez l’actu sneakers en général et mon site en particulier, Elliott Hill a pris le rôle de PDG chez Nike avec une stratégie « Win Now », qui sous-entend un retour rapide de Nike sur le chemin de la croissance, après un bénéfice en chute de 32% lors du dernier trimestre (mais ça reste toujours un bénéfice, j’insiste lourdement, car Nike ne perd pas d’argent).
Nike cherche à simplifier son organisation, et à reprendre des parts de marché chez les distributeurs, ou des concurrents « nouveaux », notamment Hoka et On, sont venus prendre la place que la marque américaine avait laissé libre. Un maitre mot pour cela : la rentabilité.
Ainsi, après la refonte de plusieurs postes stratégiques ces derniers mois, c’est maintenant au tour de la main d’œuvre « moins visible », celle qui n’aura pas son nom cité dans les articles de sneakers, de se retrouver face à un monstre qui ne parle que dollars.
Est-ce que ça aidera vraiment Nike à mieux servir ses consommateurs et ses partenaires distributeurs ? Je ne sais pas. En tout cas, c’est une mauvaise nouvelle supplémentaire sur un marché de la sneakers qui n’est pas au sommet de sa forme.
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