CA Y EST ! Après des mois de rumeurs, de secrets de polichinelles, de fausses infos d’insiders qui ne savaient rien, Puma a donc été vendue à Anta. Un mouvement important, suite auquel le PDG de Puma a annoncé l’ambition de la marque : faire partie du Top 3 des marques de sport dans un futur proche. Un sacré défi !
Après des mois de rumeurs, Anta Sports acquiert 29% de Puma pour 1,8 milliard de dollars
Anta Sport a donc confirmé ce matin qu’elle avait signé un accord officiel avec le goupe Artémis. Le groupe d’investissement de la famille Pinault a donc cédé 29.06% des parts de Puma, pour la modique somme de 1.5 milliards d’€uros.
La transaction sera finalisée d’ici à la fin de l’année 2026, ce sera donc maintenant assez rapide.

Anta, dans un communiqué, explique qu’elle « apprécie pleinement » la culture de management et la gouvernance indépendante de Puma en tant que société cotée en Allemagne, et affirme qu’elle souhaite obtenir une « représentation adéquate » au sein du conseil de surveillance de Puma. Les représentants d’Anta coopéreront donc étroitement avec les autres membres du conseil, issus des actionnaires et des salariés, tout en préservant l’identité forte de la marque et son héritage, précise‑t‑elle. En gros, on laisse Puma bosser, mais on regarde au dessus de l’épaule pour être sur qu’on ne fasse pas n’importe quoi.
Anta indique aussi ne pas envisager, pour le moment, une offre de rachat total de Puma, mais déclare vouloir « soigneusement évaluer » la possibilité d’approfondir à l’avenir leur partenariat. Comprenez, si ça fonctionne, la marque pourrait définitivement passer sous pavillon Chinois.
Une étape clé pour la stratégie mondiale d’Anta
Ding Shizhong, président du conseil d’administration d’Anta Sports, a déclaré dans un communiqué que cette acquisition fait d’Anta le plus grand actionnaire de Puma et constitue une étape majeure de sa stratégie « mono‑focalisée, multi‑marques, mondialisation ». Anta ambitionne depuis longtemps de devenir un vrai acteur mondial, et de se développer bien plus hors de Chine. Avec Puma, et sa notoriété, elle s’en donne en tout cas les moyens.
Un groupe chinois déjà bien entouré de marques internationales
Le groupe Anta est souvent méconnu, la faute à une culture de la sneakers très tournée vers l’ouest, l’Europe et les Etats-Unis. Pourtant, Anta n’est pas un petit nouveau, bien au contraire. La marque a été créée en 1991 et possède, entre autre, Anta (jusque là c’est logique), Fila (et oui !), et d’autres marques moins connues, comme Descente, Kolon Sport, Maia Active et Jack Wolfskin.
Mais ce n’est pas tout, car Anta est également le principal actionnaire d’Amer Sports, maison mère d’Arc’teryx, Salomon, Wilson, ou encore Peak. Le groupe a donc une vraie puissance énorme sous le capot.
Quel avenir pour Puma ?
Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire pour Puma ? Déjà, la marque va se retrouver dans un groupe qui croit en elle, et qui va donc très probablement lui donner des moyens pour réussir.
On espère donc que Puma retrouve de vraies ambitions sur son portefeuille d’archives, avec les gammes Cell, Trinomic, mais surtout les Puma Suede, qui sont passées à côté d’une mode qui était faite pour elles.
Pour les fans de sneakers, c’est évidemment une bonne nouvelle. Hormis quelques collabs de temps à autres, Puma ne représentait presque plus rien à part de la nostalgie. Voir la marque se recentrer, et surtout profiter d’un point de vue totalement nouveau, pourrait très bien lui permettre de se singulariser et de reconstruire son image, elle qui navigue à vue depuis trop longtemps.
Dans tous les cas, c’est un moment marquant pour Puma comme pour la culture sneakers, moment qui nous apportera forcément plein de nouvelles choses, à suivre dès la finalisation de la vente.
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