JD Sport prévient d’un ralentissement du marché de la sneakers

Lors de sa traditionnelle communication envers le public et ses actionnaires, le CEO de JD Sport, Regis Schultz, a prévenu que la période des fêtes devrait être moins bénéfique que prévue, la faute à un marché en berne, et à des consommateurs limités dans leurs moyens.


Un trimestre compliqué

La société Britannique, dans ses résultats trimestriels, a indiqué que son chiffre d’affaires global avait reculé de 1,7% au troisième trimestre, à 2,95 milliards de livres sterling.

Évidemment, c’est inhabituel, tant la crise ne semblait pas affecter le groupe JD, qui continuait à réaliser des progressions.

Évidemment, le plus grand recul vient de l’Amérique du Nord, qui a baissé de 1,7%, à 1,08 milliard de livres.

Mais ce n’est pas au beau fixe sur les autres secteurs.

Le CA de JD en Europe a reculé de 1,1%, à 1,03 milliard de livres, et celui du Royaume-Uni a chuté de 3,3%, à 718 millions de livres.

Mais certaines régions continuent à progresser tout de même.

Par exemple, la région Asie-Pacifique a progressé de 3,9%, atteignant 124 millions de livres sur le trimestre.

Le directeur général de JD Sports, Régis Schultz, a déclaré que l’entreprise « continue de bien progresser dans la mise en œuvre de ses objectifs stratégiques », malgré un contexte de marché difficile.« Notre approche multi-marques et multi-catégories, ainsi que notre agilité à répondre à l’évolution des comportements des consommateurs, nous aident à compenser les vents contraires auxquels font face le secteur et les consommateurs », a expliqué Schultz. « Nous maîtrisons également bien nos coûts et notre trésorerie grâce à notre discipline opérationnelle et financière. »

Il a précisé que la gamme de vêtements proposée chez JD « trouve un bon écho » auprès des clients, offrant ainsi des opportunités de croissance sur des marchés encore peu développés. Pour faire simple, ce sont les vêtements qui doivent maintenant assurer la croissance, l’age d’Or de la sneakers est révolu.

Seul le running sauve les Sneakers

En ce qui concerne les sneakers, donc, malgré la fin de cycle pour certains produits, le segment de la course à pied demeure une tendance forte pour la clientèle de JD. Comme partout ailleurs, seul le running survit.

« Nous disposons d’une excellente gamme de produits pour cette catégorie à l’approche de notre période commerciale la plus intense », a-t-il ajouté.

En Amérique du Nord, JD Sports a souligné que les ventes de la rentrée scolaire étaient « conformes aux attentes ».

Le groupe JD a également fait état de « solides performances en ligne », soutenues par de nouvelles plateformes e-commerce, une meilleure offre numérique, un marketing ciblé et une gestion maîtrisée des prix, notamment sur le site de Finishline, qui travaille peu à peu à reconstruire une image moins promotionnelle.

Pour la suite de l’exercice, le groupe reste « attentif à l’affaiblissement graduel des indicateurs macroéconomiques et de consommation observé ces dernières semaines ». JD se fait donc aussi rattraper peu à peu par la crise globale, et le désamour croissant pour les sneakers, de plus en plus remplacées par des modèles conforts.

Pour la suite, JD va adopter une « approche prudente » pour ses perspectives de l’exercice 2026, à l’approche de la période de ventes de fin d’année.

Le groupe prévoit d’ores et déjà que son bénéfice avant impôt et éléments exceptionnels se situera dans le bas de la fourchette des prévisions actuelles du marché.

« Nous faisons face à une année marquée par la volatilité des facteurs externes, mais continuons à exécuter notre stratégie avec rigueur, comme le montre un solide troisième trimestre », a conclu Schultz.

Pour le monde du footwear, si même JD, jusque là immunisé, commence à voir ses performances reculer, on va voir approcher un vent de panique. La période des fêtes sera donc cruciale pour l’avenir.


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