Vous avez peut être suivi cela, Nike était en procès avec The Shoe Surgeon, spécialisé dans la customisation haut niveau de sneakers, et notamment de modèles Nike. Et bien les deux parties ont trouvé un accord pour mettre fin aux poursuites. Et si tous les détails n’ont pas encore été révélés, l’accord étant soumis à l’approbation des instances américaines, il redéfinit les contours du onde de la customisation.
Des limites dorénavant clairement établies
Soyons clairs, rien ne vous empêche de customiser vos modèles comme vous le souhaitez, de les peindre, ajouter des empiècements, ce que vous voulez. Ce qui posait problème à Nike, c’est que ce monsieur commercialisait les paires, et proposait même des « Masterclass » pour apprendre à customiser des modèles, très souvent de chez Nike, en y ajoutant des matériaux et utilisant des procédés non validés par la marque au swoosh. C’est ce qui avait poussé Nike à lancer ce procès, qui est donc maintenant de l’histoire ancienne.
Si les détails financiers de l’accord entre les deux parties n’ont pas été rendus publics, l’accord met en lumière plusieurs points assez importants. Avant tout, Nike reste l’unique détenteur des marques déposées consernées. Qu’est-ce que ça veut dire ? Simplement, customisée ou non, une Nie, ca reste une Nike, et on ne peut pas en faire la promotion autrement sans l’accord de la marque.
Dorénavant, les personnalisations non autorisées, notamment celles utilisant des matériaux « »extérieurs » ou impliquant une « déconstruction/reconstruction » des produits Nike, sont interdites. Là encore, je précise, on parle sur des modèles destinés à la revente. Votre paire à vous, vous en faites ce que vous voulez !
Dernier point, et non des moindres dans ce cas, les ateliers et formations organisés par Shoe Surgeon sur la transformation de sneakers Nike ne pourront plus inclure les marques du Swoosh. Plus de Nike, plus de Jordan, plus de Converse. Rien que ça.
La customisation des sneakers sous surveillance
Ce qui a lancé ce procès, c’est bien sur la protection de l’image de Nike, mais surtout le fait que The Shoe Surgeon générait ainsi un business que Nike ne pouvait pas récupérer. Et ça, Nike n’aime pas, évidemment. Dorénavant, les conditions pour la customisation et la revente des modèles ainsi créés sont bien mieux établies.
The Shoe Surgeon pourra toujours proposer des services appelés « one of one », c’est-à-dire des pièces uniques, à condition que ces sneakers soient clairement présentées comme non affiliées à Nike, que le client final soit clairement informé que la customisation peut influer sur la qualité et la durabilité de la paire créée, mais surtout, que le modèle soit réalisé pour un usage personnel, et non pour de la revente. Un vrai coup dur pour les gens qui se sont lancés dans ce business. Dernier point, mais assez « normal » celui-là, le customiseur a également l’obligation légale de retirer sous 30 jours tous les produits contrefaits ou litigieux de son site web.
Si cela semble assez superficiel, cet accord créé un précédent pour tous les artistes lancés dans la customisation de sneakers. Clairement, ceux qui font peu de chiffre avec cela passeront très probablement entre les mailles du filet, mais les plus gros business risquent bien de devoir s’adapter, sous peine de procès pour eux aussi.
En savoir plus sur Sneakers Culture
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
