Vous le savez sûrement, Netflix a entrepris une tâche titanesque, adapter le manga le plus lu de tous les temps, One Piece, œuvre encore en cours de Eiichiro Oda.
Pour vous donner un peu de contexte, One Piece, c’est le manga le plus vendu de l’année sans interruption entre 2008 et 2018, avec plus de 3 millions d’exemplaires vendus chaque année. En 2022, il y avait plus de 500 millions d’exemplaires de One Piece présents dans 61 pays du globe.
La série, débutée en 1997, dans Weekly Shonen Jump, n’est toujours pas terminée, après 1075 épisodes. Voilà, donc, dans quoi Netflix a décidé de se lancer. Une adaptation impossible, tant l’histoire est longue, et irréalisable, tant les personnages et intrigues sont particuliers. C’était en tout cas l’avis partagé avant la parution de la série.
Une vraie adaptation
Après avoir été très sceptique en voyant les premières bandes annonces, One Piece étant une de mes séries favorites depuis 20 ans maintenant (oui, je suis vieux), je n’avais au départ pas du tout envie de me laisser tenter. Comment retranscrire les pouvoirs de Luffy, homme élastique, mes combats de Zoro, qui utilise trois sabres, ou les folies de Sanji et ses sourcils fantastiques ? Pour moi, c’était juste impossible.
Et pourtant…
En reprenant l’histoire de One Piece, son cœur, et en l’adaptant au format série, les scénaristes ont touché dans le mille. L’histoire n’est pas exactement la même que dans les Mangas, certains personnages secondaires s’effacent, d’autres prennent une importance inattendue, mais le cœur y est. Le sens de la série, l’importance de l’amitié et des aventures à vivre ensemble, on retrouve ce que veut nous partager depuis ma fin du siècle dernier Eiichiro Oda, conteurs parmi les conteurs.

Pour ceux qui connaissent le manga ou l’anime, c’est un rafraîchissement. On revoit des événements, des lieux, des personnages. Alors, oui, l’histoire est réécrite, mais ça fait passer le risque de voir une série qui s’étalerait infiniment, le manga étant d’une richesse incroyable.
Une porte d’entrée supplémentaire vers l’œuvre d’Oda
Comme souvent, les critiques les plus acerbes sont celles venant des fans de l’œuvre originale. Celle qu’il ne faut pas dénaturer, pas toucher.
Et je les comprends. J’ai longtemps été de cet avis. Grand fan de Comics, j’ai longtemps vu d’un (très) mauvais œil les adaptations Cinéma de mes héros préférés.
Wolverine doit être petit, Jean Grey est plus forte que ça, Malicia a été mélangée avec Jubilee, j’ai passé des années avec ce genre de discours, arguant que la seule vraie manière d’aimer mes X-Men était de lire les Comics. Mais avec le temps, mon avis a évolué. Si la plupart des films restent au mieux moyens, ils sont au final une excellente manière de faire découvrir mes personnages préférés à un plus grand nombre. Et plus il y a de fans, de lecteurs, plus la série sera visible, plus les créateurs auront de moyens pour la faire perdurer.
C’est au final la même chose pour One Piece.

Les fans hardcore peuvent ne pas regarder, ce n’est pas indispensable, mais les néophytes, qui peuvent être effrayés par les plus de 1000 chapitres de retard qu’ils ont au moment de débuter la serie, verront là une excellente occasion pour découvrir l’univers de East Blue, et cette adaptation leur donnera très probablement envie d’en découvrir plus, ce qui, au final, est le but recherché.
Un cast bien trouvé
Pour les acteurs, soyons honnêtes, je n’en connaissais aucun. J’étais là aussi sceptique sur un Luffy à bouclettes, mais la qualité des acteurs est indéniable.
Tout l’équipage du Vogue Merry est au top, et les personnages secondaires sont volontairement kitschs, conservant l’esprit du manga, qui nous propose des personnages toujours hauts en couleurs, sans jamais se soucier de leur crédibilité.

Cette série en Live Action One Piece est donc finalement une excellente surprise, comme Netflix n’en fait plus que trop peu, lancée dans sa course à la production de masse.
Je vous conseille vivement d’embarquer dans les aventures de Luffy, Zoro, Nami, Sanji et Usopp, avant qu’ils ne rejoignent la route de tous les périls et qu’il ne soit définitivement trop tard !
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