Modèle iconique de chez adidas, le plus ancien de la marque a encore être produit, la Samba a aussi une histoire mouvementée. Tantôt modèle culte, puis sorti des gammes, la Samba a vécu plusieurs vies dans son existence, débutée en 1949.
Si vous ne voulez pas lire l’article entier, cette histoire est aussi racontée dans le podcast :

Tout débute, donc, en 1949, sur un terrain de football gelé. Adi Dassler, lui même, cherche une solution pour permettre aux footballeurs de l’époque de ne pas glisser sur des terrains gelés. On est juste avant les premiers crampons adidas, mais déjà, l’attention se porte sur la semelle de ce nouveau modèle de baskets.
C’est pour cela que la Samba possède une semelle en caoutchouc, imaginée pour assurer un maintien dans des conditions compliquées. Les Samba sont donc, à la base, des chaussures de foot.
A l’origine, comme beaucoup de chaussures de foot, la Samba est fabriquée en cuir de kangourou, un cuir plus souple, permettant de meilleures sensations avec le ballon. Le premier coloris de la Samba était un modèle noir, avec les trois bandes en blanc, très simplement. Contrairement à la Samba actuelle, la première version était un modèle haut, comme la plupart des modèles dédiés à la pratique du football à l’époque.

Le « adidas » était lui doré, comme c’est encore souvent le cas. La semelle marron avait, en plus de son côté pratique, un autre bénéfice immédiat : la paire était ainsi immédiatement différenciée des autres modèles du marché, qui n’avaient alors que des semelles noires.
L’origine du nom de la adidas Samba
Évidemment, quand on entend le nom du modèle, on est prêt à parier gros qu’il y a un lien avec le genre musical du même non. C’est sur. C’est évident. Mais en êtes vous surs ?
Non ?
Et bien pourtant vous devriez, puisque la paire à été conçue juste avant la Coupe du Monde de 1950 au Brésil, qui a donc inspiré le nom de la Samba.
Elle donnera naissance aux crampons de l’équipe d’Allemagne lors de la Coupe du Monde de 1954, paire qui servira de base pour les mythiques Kaiser 5. La Samba, quand à elle, servira pendant encore plusieurs années pour la pratique sportive, notamment celle du foot en salle, avant de basculer dans la catégorie « sneakers du quotidien ».

Depuis, la Samba est devenue la seconde paire d’adidas la plus vendue de l’histoire de la marque aux trois bandes, derrière la Stan Smith, mais devant la Superstar, ce qui n’est pas rien !
Une heritage culturel au delà du sport
Mais si la Samba trouve ses origines dans la pratique sportive, elle a aussi eu le temps, depuis 1949, de se construire une légende dans les rues.
Dans les années 1970, les sneakers gagnent les rues. Adidas est alors leader du marché, et la Gazelle et la Samba sont deux des modèles les plus plébiscités. Comme la Gazelle, et d’autres modèles « Terrasse », la Samba séduit en Europe, et tout particulièrement au Royaume-Uni, où des hooligans, des musiciens mais aussi des mannequins la portent au quotidien.
La Samba se fait vite sa place aux pieds des stars de la pop Britannique, comme Oasis, mais aussi Queen, signe de la durabilité du modèle.

Mais l’héritage de la Samba ne tient pas que sur le modèle lui-même, mais bien aussi sur toutes les autres paires que le modèle aura inspiré.
Du foot au skate
On a évoqué plus haut l’influence de la Samba sur la création des crampons adidas Kaiser 5, mais la paire n’a pas inspiré que des footballeurs.
Dans les années 1990, la paire arrive aux pieds des skaters, qui s’approprient alors la silhouette. Pendant une quinzaine d’année, la Samba va peupler les skates-Parks, jusqu’en 2006. Cette année là, adidas se décide alors à sortir un modèle réellement dédié à la pratique du skate, la Busenitz, qui porte le nom du célèbre Skater Denis Busenitz, et qui s’inspire très fortement de la Samba.

Une paire culte célébrée dès 2012
Alors que la sneakers culture n’en est qu’à ses balbutiements, et que les baskets n’ont pas encore l’importance qu’elles ont aujourd’hui, adidas rend hommage, dès 2012, à la Samba.
La marque aux trois bandes créé alors une collection « Legacy of Craftmanship » qui rend hommage aux modèles mythiques de la marque, et les place aux pieds des plus grands ambassadeurs de la marque. Ainsi, cette année là, Lionel Messi portera des Samba customisées spécialement pour lui.

Et aujourd’hui, la paire continue de bien vivre, mais aussi d’inspirer adidas. La Velosamba, par exemple, est une version de la Samba conçue pour le cyclisme, preuve de l’incroyable adaptabilité du modèle.
Mais si la Samba se porte encore parfois pour la pratique du futsal, c’est maintenant surtout dans la rue qu’on la croise. Son design simple la rend facile à accorder, et son statut de sneaker iconique lui donne une aura particulière.
Un avenir tout tracé
Mais si le modèle va bientôt fêter ses trois-quarts de siècle, ce n’est pas pour autant qu’il s’approche de la fin.
Après des collaborations avec Jonah Hill, une version « plateforme », la SambaRose, la Samba va à nouveau se réinventer au travers du génie de Ronny Fieg, et de Kith, qui retravaille le modèle dans de nouvelles matières.

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