1997, 2022, depuis maintenant 25 ans, les Air Max 97 font partie des paires qui ont révolutionné l’air visible. Focus sur ce bijou de technologie.
Christian Tresser au design
C’est peut être un nom qui ne vous dira rien, moins connu que Tinker Hatfield ou Bruce Kilgore, mais Christian Tresser est à l’origine de quelques paires emblématiques de la sneakers culture.
Après avoir été un sportif honorable au lycée, puis avoir opté pour des études d’art, Christian Tresser entre chez Reebok pour y devenir rapidement concepteur designer de baskets.
Il travaille au départ dans les gammes dédiées au sport, la course à pied, puis le football. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine des modèles de crampons Reebok portés par de nombreux joueurs lors de la World Cup 1994 aux États-Unis.
Durant son expérience chez Reebok, Christian Tresser créera des modèles iconiques, dont les Aztrek, les Daytona, mais aussi les Pyro. Face à un tel talent, Nike ne reste pas insensible et fait venir Christian Tresser au départ pour une seule chose : créer mes crampons dès égéries Nike pour France 98.

La création des Nike Mercurial
Pour la première fois, Nike demande à Tresser de créer des crampons bases sur un autre matériau que le cuir.
Même s’il en doute lui même au départ, ses Mercurial, avec leur empeigne synthétique, séduiront les plus grands joueurs, et se retrouveront notamment aux pieds de Ronaldo lors du mondial Français.

Et si vous regardez bien les Mercurial, on peut déjà trouver quelques éléments que l’on retrouve aussi sur les Air Max 97.
Puisant son inspiration dans les archives de Nike, et notamment la Air Zoom Spiridon, mais aussi dans une de ses anciennes créations de chez Reebok, la Daytona, Sneakers sur laquelle on retrouve la même structure dans le chausson. Sur les flancs des Air Max 97, Christian Tresser ajoute des bandes réfléchissantes, reproduisant le trajet d’une goutte d’eau qui tombe dans une flaque.


Pour le premier coloris des Air Max 97, Christian Tresser a une inspiration toute particulière, les Bullet train Japonais, ces trains futuristes comparables à nos TGV. Les finitions argentées brillantes imitent quand à elles celles présentes à la même époque sur les VTT, qui avaient besoin d’éléments réfléchissants pur une meilleur visibilité sur les routes et dans les chemins.
Avec tous ces éléments combinés, la Air Max 97 Bullet Train est née.
Les Air Max 97, un bijou de technologie
Pour certains, parler de technologie et de sneakers ne fait pas de sens. Mais pourtant, entre la technologie Air basée sur des recherches menées par la NASA, ou le boost, produit par BASF, le plus grand groupe de chimie au monde, le lien est évident.
Et les Air Max 97 ne font pas exception. Grace à la technologie de moulage par soufflage, expérimentée sur les Air Max 93 et les 180, la Air Max 97 devient la première sneaker avec une semelle d’Air visible sur toute la longueur de la basket, une prouesse qui ouvrira ensuite la voie pour les VaporMax ou les Air Max Scorpion.

Pour la première fois, donc, les utilisateurs marchent littéralement sur l’Air. Le confort de la Air Max 97 est hors-norme, la paire arbore un profil futuriste, profil qui, justement, rebutera les amateurs de sneakers à leur sortie, la paire ne connaissant son succès que plus tard, à l’orée des années 2000.
Il faut dire qu’au départ, la paire est pensée pour le sport, et avant tout, la course à pieds. Seulement, les préjugés sur l’air ont la vie dure, et les utilisateurs pensent que la semelle ne résistera pas à leurs sorties running. Les ventes tardent à venir, et, rapidement, la paire est remplacée par d’autres modèles Nike Running.
C’est également cette origine « course à pieds » qui explique aussi le système de laçage, précurseur à l’époque, les œillets étant cachés dans la tige de la basket, dans le but de limiter les frottements avec le pied des coureurs.

Le plus gros succès des la Air Max 97 arrivera paradoxalement lorsque la paire ne sera plus utilisée pour son usage de base, mais pour le quotidien. Avec son look dynamique et son confort de marche, elle fait rapidement fureur lorsque le port des sneakers au quotidien se démocratise.
En 2017, pour les 20 ans du modèle, Nike a fortement marketé le retour de la paire, multipliant les collaborations, les éditions limitées et les coloris.
La Air Max 97 s’est alors retrouvée aux pieds de tous les sneakerheads dans le monde.
Pour ce 25ème anniversaire, cette fois, pas de collaboration, pas de communication excessive, juste la réédition du coloris silver bullet, et plus tard, de l’autre coloris culte de la Air Max 97, le Gold Bullet.

Un anniversaire qui passe quelque peu inaperçu, au milieu de la célébration des 40 ans des Air Force 1, mais quelque part ce n’est pas plus mal.
Cela permettra aux amoureux du modèle de mettre la main dessus sans avoir à lutter contre les bots et resellers qui infestent les raffles des revendeurs. Un beau cadeau au final.
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